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VIVRE TALANT

Jeudi 20 mars 2008

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Il n'est pas une journée du calendrier qui ne soit pas désormais fêtée. 
Aujourd'hui c'est la Journée de la francophonie.
Alors, à l'occasion du concours de la nouvelle dont le prix du Jury sera remis ce soir à la Salle Jean Gabin à Talant, je vous invite à jouer à ce petit « jeu de mots » de la journée nationale de la langue française...
Il s'agit d'utiliser ces dix mots et d'inventer un petit texte libre à votre convenance. Vos textes peuvent être envoyés par mail à vivretalant@hotmail.fr ou mieux, publiés en commentaire sous cet article..
Alors à vos méninges et à vos claviers....
Voici les dix mots à utiliser : apprivoiser, boussole, jubilatoire, passerelle, palabre, s'attabler, toi, tact, visage, mot, rhizome.

A vous de jouer....

par CRJ publié dans : LE BLOG
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Commentaires

Le mot apprivoiser !

Apprivoiser le
Petit prince
Pour quelques minutes
Rêver et construire un
Imaginaire poétique
Vitupérant contre un
Occident bling–bling
Interprété avec brio par un
Super–président
En quête de
Résultats
commentaire n° : 1 posté par : Marcel le: 20/03/2008 13:43:29
Comme tous les jours, la ménagère apprivoisée s’attable devant sa télé. Mais ce soir, le visage passif face à ces palabres stériles sur le rhizome, elle s’ennuie.
commentaire n° : 2 posté par : Pierre le: 20/03/2008 13:46:14
Egaré
Je me sentais,
Mon ancre dans ce monde
Perdu a jamais.
Dans les miroirs,
Dans les vitrines,
Mon visage je regardais,
Mais me saisir je ne pouvais.
Et je souffrais et je criais
En vain...
Ma boussole etait gachée.
Dans les rues brumeuses,
Un brin de poussière j`étais,
Que le vent partout portait.
Parfois, j`essayais
A coté des autres m`attabler
Et ma course arrêter
En etant trop fatiquée.
Jour apres jour coulaient
Et ma tristesse grandissait.
La terre sablonneuse ne laissait
Mon rhizome s`y fixer,
Trop sèche elle était
Et mes racines n`y vivaient.
Jusqu`au jour où je t`ai vu
Toi...
Les atomes de mon être
Qui autrefois voulaient
Dans l`univers se dissiper,
Aujourd`hui ils restaient
Par une étrange musique liés.
commentaire n° : 3 posté par : Adela le: 20/03/2008 13:48:13
Les hommes venaient de s’attabler
sous l’ombre du vieil arbre à palabres tandis que les femmes s’affairaient en faisant chauffer de l’eau pour préparer les quelques rhizomes et tubercules qu’elles avaient pu trouver ici ou là.
Il fallait tenir, apprivoiser la faim et surtout ne pas perdre la boussole.
La jeune mère s’arrêtait un instant pour surveiller l’enfant qui s’amusait à courir sur la passerelle et riait.
Toi, tu la regardais et, avec tact, sans paroles, tu partageais le peu que tu possédais pour voir apparaître un sourire sur son visage.
Tu avais peur de perdre à jamais le coté jubilatoire de la vie car c’est tout ce qu’il te restait.
commentaire n° : 4 posté par : Suzanne le: 20/03/2008 13:49:32
Un salon parisien aux murs couverts de fausses tapisseries et meublé en style Louis XIV. Seul un petit tableau représentant une BOUSSOLE très stylisée donne à l'ensemble une touche anachronique.
Là, dans un coin que la longueur de la pièce met en lumière, deux joueurs de cartes se sont ATTABLES et s'enferment dans le rythme de leur jeu. Point de PALABRES. Le silence est total, seulement ponctué par quelques MOTS et le bruit des cartes que l'on bat. Les bras bougent, maniant des couleurs selon les règles bien APPRIVOISEES d'un jeu que je ne comprends pas et que je ne puis comprendre.
Aucune émotion, pas même cet air faussement JUBILATOIRE et à peine dissimulé des joueurs à qui la chance vient de sourire.Aucun mouvement sur les VISAGES impassibles; celui du gros homme est de taille normale, profondément ridé. L'on me dit qu'il était un aventurier et que son embonpoint ne l'avait pas empêché de bourlinguer pendant cinquante ans sous toutes les latitudes,et sans doute la variété des climats de notre globe avait-elle marqué ses mains noueuses semblables à de gros RHIZOMES de la même façon qu'elle marque les pierres les plus dures.
Son être échappe à toute contexture sociale ou historique,insensible au jeu, statique. Tel qu'il se présente, on peut le transporter avec bonheur, tout entier,dans un décor d'enfer ou dans la capoue antique, sans PASSERELLE et sans que personne en soit choqué.
La femme avec laquelle il joue est une mondaine: quatre rangées de perles ornent ses épaules maigres et le fard qui cache son véritable teint camoufle du même coup son état. Ses yeux sont brillants comme les bagues de ses doigts déposant avec TACT les cartes sur le feutre vert vif de la table. Elle prononce d'une voix grave quelques rares paroles du style-"C'est à TOI!" qui font hocher lourdement la tête à son partenaire et qui révèlent en fait une familiarité qu'on ne pouvait soupçonner de prime abord.
Une servante apporte le thé. Personne ne se sert. Le thé refroidit. La pendule sonne cinq heures.Je dois partir.
commentaire n° : 5 posté par : GUIGUET (site web) le: 21/03/2008 15:01:15
Absolument remarquable ! Chapeau !
commentaire n° : 6 posté par : Christine (site web) le: 21/03/2008 18:18:20

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