Mardi 25 mai 2010 2 25 /05 /Mai /2010 10:06

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- Originale l’initiative de cinq étudiants de 1ère année à Sciences Po (un serbe, une polonaise, un français, une tchèque et une slovaque), qui sont partis à la rencontre des Dijonnais, leur demandant comment ils perçoivent l’avenir européen. Il est fort possible que les Talantais, une fois une fois passée La Poste, se soient retrouvés parmi les sondés.

- Aussi récréative que soit cette entreprise (elle se situe dans le cadre du « Printemps de l’Europe »  et des Utopies) elle n’en est pas moins instructive, aussi la question de l’élargissement n’inquiète nullement les sondés (bien qu’une majorité d’entre eux ne connaît pas le nombre exact des pays membre : les petits nouveaux que sont la Roumanie et la Bulgarie sont souvent oubliés). Pas de réticence particulière sur l’adhésion de la Croatie, de la Macédoine ou encore la Serbie. La moitié des sondés ne sont pas contre l’entrée de pays tels que la Moldavie, l’Ukraine, la Bielorussie. En revanche, l’unanimité se fait contre l’intégration de la Russie. La perception qu’ont les Dijonnais de la Turquie fait que les avis sont au final très partagés (50% pensent que l’adhésion pourra se faire dans une vingtaine d’années).

- Concernant les institutions et le fonctionnement de l’UE, les étudiants n’ont pas voulu mettre les sondés à l’épreuve, mais ils leur ont demandé quelle gouvernance pourrait, dans un souci simplificateur, se substituer au triangle décisionnel (conseil, commission, parlement) : sur ce point, les Dijonnais optent pour un poste de Président à la française, siégeant à Bruxelles et occupé par ….une femme ! (le nom de Simone Veil revient le plus souvent)

- Concernant les vœux formulés pour l’Europe de demain, les Dijonnais citent dans l’ordre : une Europe de la Défense (77%), une Europe économique et sociale, une Europe solidaire (en particulier sur l’environnement)

- Les étudiants notent que les résultats obtenus à travers ce sondage ont été quelque peu faussé par la « crise » que nous traversons. C’est ainsi que la préoccupation qui revient le plus souvent est le devenir de l’Europe face au géant chinois qui fait peur. Les sondés craignent la concurrence étrangère et redoutent que les produits régionaux soient mal protégés. Enfin, grâce à ce sondage, ils ont pu définir le profil type de l’Europhile (qui serait un étudiant) et celui de l’Eurosceptique (un cadre !)

Par Jean Claude GUIGUET - Publié dans : LE BLOG - Communauté : opposition locale
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