LE PLAN DE RENOUVELLEMENT URBAIN (PRU)


Mercredi 22 juin 2011 3 22 /06 /Juin /2011 21:43

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Dans quelques semaines 70 familles emménageront  dans des logements flambant neufs situés dans un endroit naguère calme et paisible, mais aujourd’hui transformé en vaste chantier au bénéfice de la voiture. Ce qui pouvait être un rêve pour les heureux élus risque de se transformer  en sujétions douloureuses pour beaucoup.

En effet, encore 300 tirs de mine à supporter pendant le percement du « Tunnel de Talant » ; des vibrations, les plus pernicieuses des nuisances car sans odeur et souvent imperceptibles, à encaisser  pendant les 2 ans de travaux, sans parler du bruit des engins et de la poussière. Avec la LiNo en service, le bruit sera omniprésent dans l’entonnoir de la Peute Combe en plus de la pollution crachée par les  bouches du tunnel et la montée d’une pente de près de 6%.

Et que penser des avantages des habitants de l’immeuble situé le plus bas dans la combe, qui auront soit à gravir la rue d’une pente supérieure à celle de la Combe Valton, soit à monter les 37 marches d’escalier pour accéder à la rue de la Citadelle. En Nachez la vue imprenable pour certains se limitera à une butte de terre pour d’autres. Pour leur bonheur, l’hiver en cas de neige, les enfants  pourront s’adonner au sport de glisse.

Malgré les difficultés et inconvénients inhérents à ce projet pénalisant, nous souhaitons la bienvenue aux nouveaux locataires. Nous serons à leur côté pour améliorer leur qualité de vie en les aidant à adoucir les nuisances dans lesquelles les décideurs les ont précipités.

Gérard LERBRET

Conseiller Municipal du groupe Vivre Talant


Samedi 17 octobre 2009 6 17 /10 /Oct /2009 21:32
 


HQE : Haute Qualité Environnementale. C’est le label qui sera accordé aux immeubles construits sur le terrain « En Nachey » dans le cadre du Renouvellement urbain. Encore aurait-il fallu que le chantier le soit aussi. Et on aurait pu mieux faire !
Tout d’abord, en ce qui concerne le défrichement de la parcelle. Il a été fait au début de l’été, à grands coups de gyrobroyeur, en pleine période de croissance et « d’activité » de l’écosystème. Il aurait été moins préjudiciable d’utiliser une autre technique (moins expéditive !) et de réaliser ce défrichement en automne ou en hiver évitant ainsi une trop forte perturbation de la faune.
Par ailleurs, à l’extrémité du terrain se trouve une zone (environ 2000 m²) sur laquelle, selon les propres termes du permis de construire « toutes les plantations seront conservées en l’état ». Or il se trouve que cette zone a été entièrement défrichée pour y entasser de la terre puis une pyramide de cailloux. Tout cela devrait finalement être retiré pour a priori permettre sinon une reconstitution « en l’état » (il faudra des années…) au moins la replantation de végétaux.
Broyer un écosystème, pousser de la terre et des cailloux, pour les enlever ensuite et replanter d’autres végétaux, comprenne qui pourra ! On ne fait pas d’omelette sans casser des œufs mais il y a un certain décalage entre cette gestion si peu respectueuse de l’environnement, de la biodiversité locale et la réalisation de constructions Haute Qualité Environnementale.
Peut être devrait-on veiller aussi à avoir des chantiers HQE…


Jeudi 15 octobre 2009 4 15 /10 /Oct /2009 23:24
INTERVIEW DE STEPHAN WOYNAROSKI PAR CYRIL GAUCHER DU QUOTIDIEN D'INFORMATION EN LIGNE  DIJONSCOPE




Dimanche 11 octobre 2009 7 11 /10 /Oct /2009 21:29
 

En « exclusivité » pour les bloggonautes de Vivre Talant, nous publions la tribune libre de notre groupe qui paraîtra dans le prochain numéro de Talant Regards (diffusion à partir du 02 novembre).
Voilà pourquoi nous ne serons pas à la pose de la 1ère pierre de l'immeuble "en Nachey" demain..

Le quartier du Belvédère doit aujourd’hui évoluer pour offrir une meilleure qualité de vie à ses habitants. Les élu-e-s du groupe Vivre Talant sont donc tout à fait favorables au programme de renouvellement urbain. Nous l’avons toujours dit et, pour éviter les mauvaises interprétations et faux procès, nous tenons à le rappeler aujourd’hui alors que débute la construction de 70 nouveaux logements. Sur ce projet, en revanche, nous avons voté contre la participation financière de la ville (qui s’élève à 516 000 €) car nous ne sommes pas d’accord sur le terrain choisi par le Maire et la majorité. Le site retenu (dit « En Nachey ») n’est pour nous absolument pas satisfaisant. En effet la proximité de la future LiNo exposera obligatoirement, pendant et après les travaux, les habitants à de nombreuses nuisances sonores ainsi qu’à la pollution atmosphérique issue de la circulation. Pour s’en rendre compte il suffit de constater sur place à quel point les deux chantiers sont proches ! Nous avions proposé d’autres terrains offrant une meilleure qualité environnementale. Situés dans d’autres quartiers de Talant ils permettaient également une meilleure répartition des logements à loyer modéré sur l’ensemble de la commune et donc plus de mixité sociale. Aucune de nos propositions n’a été retenue, la majorité préférant un terrain sur lequel certains logements seront situés à moins de 150 m des entrées du tunnel de la LiNo où vont circuler près de 30 000 véhicules jours !


Jeudi 25 octobre 2007 4 25 /10 /Oct /2007 22:24

 

Le 10 août dernier, le Maire a accordé un permis de construire pour une résidence privée de 30 logements (la résidence Aquarelle) sur le terrain situé en bordure de l’allée Jean Dubois, en haut de l’avenue de la Combe Valton, où existe actuellement une maison d’habitation.

Dans l’ancien Plan d’Occupation des Sols (POS), ce terrain était classé en zone ND « espace naturel qu’il convient de protéger en raison de la qualité du paysage », où pouvaient « uniquement être admises les extensions et les transformations des bâtiments existants sans création de logement supplémentaire », avec une surface de plancher ne dépassant pas 180 m2.

Mais le Plan Local d’Urbanisme (PLU), approuvé le 17 octobre 2006 en remplacement du POS, a classé ce terrain en zone UD, qui « se caractérise par de l’habitat pavillonnaire et des immeubles collectifs », avec un coefficient d’occupation du sol de 0,50. Ainsi la future résidence Aquarelle aura une surface de plancher de 2.350 m² soit 13 fois plus que l’ancienne surface autorisée. Belle plus-value pour les heureux vendeurs et propriétaires, quand on connaît le prix du m² !

Nous rappelons que nous nous sommes abstenus sur le vote du PLU et que nous n’avons donc pas approuvé cette modification. Nous soulignons également que l’allée Jean Dubois, qui reliait l’avenue Canzio à celle de la Combe Valton, a été transformée récemment en impasse pour des raisons de sécurité au carrefour de ces deux avenues. Avec la résidence Aquarelle, ce seront 200 à 300 mouvements journaliers à ce carrefour. Où est la cohérence dans tout cela ?


Mardi 13 mars 2007 2 13 /03 /Mars /2007 21:31

L'espace dont dispose les groupes d'opposition dans le journal municipal ne nous permet pas d développer tous nos arguments. C'est pourquoi nous publions sur ce blog le texte intégral de l'intervention que nous avons faite le 30 janvier dernier, au Conseil municipal, à propos du Projet de Renouvellement Urbain du Belvédère.

" Le Projet de Renouvellement Urbain du Belvédère concerne un quartier où vivent 5700 personnes (soit 46% de la population talantaise) et qui compte 2500 logements dont la totalité des logements HLM de notre commune. Construit dans les années 1975 – 1980 il doit aujourd’hui évoluer pour un mieux être, une meilleure qualité de vie de ses habitants. C’est pourquoi les élu(e)s du groupe « Vivre Talant » soutiennent cette démarche de renouvellement urbain. Nous l’avons dit depuis le début, nous tenons à le rappeler aujourd’hui.

Nous sommes parfaitement conscients des enjeux (en particuliers humains) du projet et ce serait faire injure aux habitants que de polémiquer uniquement parce que nous sommes dans l’opposition. Ce serait mal venu sur un dossier qui, depuis le début, est porté au delà des clivages politiques par la volonté des élus du Grand Dijon, en particulier celle de son président François Rebsamen. Nous connaissons également tout le travail fourni par les différents services (en particulier ceux de la mairie de Talant sous l’égide du DGS) et, bien évidemment, ce n’est pas sur ce travail que nous nous exprimons mais sur les choix politiques qui sont faits. Nous sommes d’accord avec les objectifs annoncés : adaptation du parc pour permettre l’accueil de nouveaux ménages avec des enfants, amélioration de la qualité du quartier pour permettre à tous ses habitants de bien y vivre. Sur le principe, certains éléments du projet sont intéressants (il reste encore à définir la réalisation pratique) : 1) réhabilitation lourde des 51 logements au 11 avenue du Mail, résidentialisation de nombreux autres logements;  2) projets de médiane verte et de liaison orthogonale; 3)aménagement des espaces publics (pôle « J.L. MENNETRIER » et locaux de « LA TURBINE »).

Nous sommes favorables à ces projets, nous l’avons déjà dit le 02 mars 2006. Pour autant, dans cette délibération, d’autres choix sont faits, en particulier en matière d’urbanisme et de mixité sociale (démolitions et localisation des reconstructions) et, disons le clairement, nous n’aurions pas fait les mêmes.

Depuis mars 2006, ce dossier a beaucoup changé dans son contenu. Nous avons été informés de ces évolutions (Commissions plénières, Conseils municipaux) mais nous n’avons pas été associés aux choix et aux décisions. A ce sujet nous nous interrogeons, sur la mission et le rôle du comité de pilotage où notre groupe était représenté et qui ne s’est plus réuni (à notre connaissance) depuis fin septembre 2005.

C’est pourquoi, à ce stade et en phase de concrétisation nous souhaitons nous exprimer sur plusieurs points en ayant toujours présent à l’esprit que, bien que technique, ce dossier est avant tout humain.

Nos remarques concernent particulièrement : 1) les démolitions, 2) la localisation des reconstructions et les loyers des futurs logements, 3) la participation des habitants

Les démolitions

 

Nous nous interrogeons toujours sur la nécessité de démolir. N’aurait-il pas été préférable d’envisager une profonde rénovation (isolation extérieure performante, restructuration de certains logements…) ? Cela peut être tout aussi efficace pour résoudre les problèmes. Parfois des démolitions s’imposent (très grande vétusté, vacance importante…) Mais, pour le Belvédère, on peut légitimement s’interroger quand on sait qu’aucune des trois études menées sur ce quartier n’a conclu à la démolition (le CETE en octobre 2002, l’ACEIF en septembre 2004 et le Cabinet TETRA en septembre 2005).

Quoiqu’il en soit, après ne pas avoir été envisagées (2002, 2003 et 2004) il semble que depuis octobre 2005 les démolitions soient décidées même si, depuis cette date, leur nombre n’a cessé de fluctuer : aujourd’hui 112 après être passé par 260 (octobre 2005), puis 46 (mars 2006) et 79 (juillet 2006).

D’où une deuxième interrogation sur la logique, la réflexion et les critères qui ont motivé le choix des immeubles à démolir. Cela semble assez compliqué à suivre. En mars dernier, alors que seuls les immeubles situés aux 13 et 17 de l’avenue du Mail devaient être démolis nous demandions pourquoi les 11, 15 et 19 (qui souffrent des mêmes problèmes importants d’isolation, de chauffage, d’aération) n’étaient pas, eux aussi, inclus au projet. Il semble que nos interrogations étaient fondées puisque aujourd’hui après le 15 (annonce en juillet) c’est le 19 qui est inclus dans le programme. Alors, pourquoi pas le 11 ?

Ce qui nous conduit à émettre une critique sur les chiffres annoncés et publiés dans la presse au fil des mois. Cela nous semble préjudiciable pour la future gestion urbaine de proximité car les habitants des immeubles concernés se sentent ballottés au gré des annonces médiatiques.

Les reconstructions

Si démolitions il y a il faut donc envisager des reconstructions qui, pour nous, soulèvent un problème important : celui de leur localisation (et donc celui de la mixité sociale) et une question : celle des futurs loyers et de leur hausse éventuelle. Toutes les reconstructions sont programmées sur Talant. C’était une de nos demandes dès mars 2006. Elle a fait débat. On peut noter aujourd’hui que nous obtenons satisfaction. La localisation des logements reconstruits a déjà fait largement débat lors de la discussion et du vote sur le PLU. Il y a divergence, importante, entre la majorité et le groupe Vivre Talant sur cette question. Une éventuelle reconstruction sur le terrain dit « en Nachey » (secteur UDr du PLU) ne nous convient pas. En effet, pour nous, reconstruire des logements en bordure de la future LiNo c’est exposer les riverains à des nuisances (sonores et pollution atmosphérique) pendant et après les travaux. Nous avons proposé deux autres terrains pour la reconstruction. Tous deux ont été refusés par la majorité municipale. Nous regrettons que le renouvellement urbain ne soit pas l’occasion de répondre aux observations, faites en mai et juin 2006 à l’occasion de l’approbation du PLU, du Syndicat mixte du SCOT et du Grand Dijon en matière de mixité sociale.

Enfin une préoccupation, et non des moindres, concerne les loyers. Les habitants s’inquiètent, à juste titre, d’éventuelles augmentations. Faut-il envisager une hausse et dans quelles proportions ? A-t-on une idée par rapport aux autres opérations de renouvellement déjà conduites par OPH 21 dans d’autres villes ? C’est une préoccupation importante des habitants, en effet beaucoup disent ne pas pouvoir supporter financièrement une hausse trop importante voire une simple hausse de loyer. Nous relayons cette inquiétude non par complaisance mais parce qu’elle nous semble importante.

La participation des citoyens

 

C’est un aspect fondamental de ce dossier qui a pour objectif la rénovation d’un quartier et par conséquent l’amélioration des conditions de vie de ses habitants. C’est un principe fort souligné dans la convention signée avec l’ANRU. Nous avons évoqué ce point dès le début. Il a même fait débat lors de la commission plénière de février 2006. Lors du Conseil municipal d’octobre vous nous avez communiqué une fiche concernant la gestion urbaine de proximité, les habitants vont donc être désormais consultés. Il est dommage qu’ils ne l’aient pas été avant, en particulier sur le choix des démolitions. On rénove pour des habitants, pour améliorer leur quotidien il est donc important qu’ils soient étroitement associés.

 CONCLUSION

 

Nous approuvons certains projets présentés dans cette délibération : 1)restructuration et résidentialisation de certains logements ; 2) aménagement de la médiane verte et de la liaison orthogonale; 3) aménagements des espaces publics.Mais deux choix ne nous conviennent pas, nous l’avons déjà dit ici à plusieurs reprises. Deux choix politiques faits par la majorité municipale et sur lesquels il y a une réelle divergence : 1) la nécessité de démolir;  2)la reconstruction de certains logements en bordure de la future LiNo. Ce sont deux points particulièrement importants, au cœur du projet et de la délibération qui est soumise au vote.

Nous sommes favorables au renouvellement urbain et à l’évolution du quartier pour le bien être de tous les habitants du Belvédère et de la ville. Mais pas comme ça, pas dans ces conditions là de démolitions et de reconstructions"

 


Jeudi 15 février 2007 4 15 /02 /Fév /2007 21:48

Article du Bien Public - 14 février 2007 - n°38 (page 3 du cahier "Dijon et agglomération")

"L'opposition monte au créneau
Belvédère : Le renouvellement urbain sur le terrain politique

La majorité municipale talantaise et l'opposition ne sont pas en phase sur le projet de renouvellement urbain du Belvédère. Ni d'ailleurs sur la communication de leurs différents points de vue.

L e maire UMP, Gilbert Menut, avait choisi de communiquer sur le projet de renouvellement urbain du Belvédère, dossier d'envergure, avant que le conseil ne se prononce (26 voix pour, 6 contre et une abstention), alors que le groupe Vivre Talant a préféré une explication de vote.
« Nous disons oui au renouvellement urbain mais pas comme ça ! Nous sommes évidemment favorables à la rénovation de ce quartier mais différents points suscitent, de notre part, des interrogations », souligne l'édile socialiste Stéphane Woynaroski. Non sans détailler : « La nécessité de démolir ne nous apparaît pas flagrante. D'ailleurs, trois études ont été faites qui abondent dans notre sens. Nous sommes bien conscients que des immeubles connaissent de véritables problèmes mais pourquoi ne pas, plutôt, les rénover en profondeur. En outre, le yoyo des chiffres successifs de logements à démolir, 260, puis 46, 79 et maintenant 112, nous laisse plus que perplexes ».
« Un dossier humain »
Et le leader du groupe Vivre Talant de dénoncer également : « Nous avons une vraie divergence sur la localisation des reconstructions à proximité de la Lino sur le site En-Nachey. Les riverains seront soumis aux nuisances. Quant à l'implication des citoyens dans ce projet, une participation que nous portons depuis le début, on nous dit qu'elle aura lieu maintenant. Pour nous, c'est dommage que les habitants du quartier n'aient pas été consultés en amont. C'est avant tout un dossier humain ! ».
Aux côtés de sa collègue Christine Renaudin, lundi matin au cœur du Belvédère, Stéphane Woynaroski a, tout de même, accordé quelques bons points au projet : « La médiane verte, la restructuration des espaces publics et la réhabilitation de 51 logements avenue du Mail sont des éléments intéressants ». Seulement, pour Vivre Talant, les éléments à charge sont plus nombreux."

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