Samedi 6 octobre 2007
6
06
/10
/2007
00:00
Seuls, 1 000 contribuables français dont la fortune est supérieure à 15,5 millions d’euros profiteront chacun d’une baisse d’impôt de 270 000 euros selon L’Observatoire des inégalités
Mais que peut bien représenter 270 000 euros pour une personne qui a un patrimoine de 15 300 000 euros ? Pas grand chose !
Désormais, le montant des impôts directs ne pourra dépasser 50 % des revenus d’un foyer fiscal, contre 60 % auparavant. Coût total de cette mesure pour le contribuable : 810 millions d’euros, à peu de chose près ce que vont rapporter les futures franchises sur les dépenses de santé.
Soi-dit en passant, les 1 % des ménages les plus riches, ont vu leur revenu, entre 1998 et 2005, augmenter de 19 %, contre une hausse de 5,9 % du revenu moyen des ménages français.
Cette réforme fiscale est à la faveur d'un tout petit groupe de privilégiés alors que les finances publiques ont besoin de fond pour garantir aux populations précaires un revenu suffisant pour vivre décemment.
D’après les estimations de l’Assemblée nationale, 234 000 contribuables vont bénéficier des 810 millions d’euros. Les 197 000 foyers les plus démunis des bénéficiaires ne vont pas gagner grand chose, eux : 700 euros en moyenne. Pour les plus gros patrimoines, c’est une vraie aubaine !
La collectivité, par contre va dépenser 272 millions d’euros pour eux.
L'Impôt est « normalement » un outil de la solidarité nationale en ce sens qu'il donne les moyens d'intervention de l'Etat. S'il doit y avoir redistribution c'est dans l'intérêt général.
Notre commune, Talant, subira probablement, comme toutes les autres communes françaises, une baisse de sa Dotation Globale de Fonctionnement, pour permettre ce cadeau aux plus riches.
Une chance : elle évite (de justesse) le remboursement du «trop-perçu» en matière d’impôts grâce à la loi du 22 août 07 (sous la pression de l’Association des Maires de France) qui prévoit que la restitution accordée aux contribuables dont les impôts directs dépassant 50 % de leurs revenus est prise en charge intégralement par l’État, et non plus en partie par les collectivités territoriales. On l’a échappé belle !
Mais, ce que les plus riches ne paieront plus, il faudra bien le demander aux autres contribuables et entre autres, aux Talantais. C’est probablement cela, que l’on appelle la justice sociale !
Vos Commentaires